Mémoires 
 
A Ranton autrefois
Eléments déchaînés
Générosité
Quelle époque!

Saint Léonard  et Saint-Martin

Mémoires
Nostalgie
Recensement
Les mémoires de mon Grand Père.

Mon Grand Père (né à Curçay en 1860, décédé à Curçay en 1959, me racontait:
A la fin du 19me siècle la ligne de chemin de fer Loudun < > Thouars devait passer entre Ranton et Curçay au lieu-dit la fontaine de Lourdine, elle devait suivre en parallèle un chemin qui reliait les deux villes en question et que l'on appelle encore aujourd'hui le chemin de Thouars.
Mais les Paysans de ces deux communes voisines manifestèrent contre le projet; le train allait faire peur au bétail et la fumée et la vapeur feraient mourir les vignes; à la suite de quoi le tracé fut modifié vers Arçay et Pas de Jeu.

 

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Encore un récit de mon Grand Père:

En 1870, en pleine guerre contre la Prusse, la récolte de vin était exceptionnelle, quantité et qualité ce qui à l'époque était très rare; mais la quantité fit chuter les prix, le vin restait dans les caves; en 1871, toujours en guerre, les vignerons au désespoir; " Les Prussiens sont arrivés à Chinon et à Saumur, dans quelques jours ils seront là et ils videront nos caves...du si bon vin!"
Alors chaque soir après le travail toute la population du village se rassemblait,( les hommes, les femmes, les vieillards et même les enfants ) et buvait bien plus que de raison, plutôt que de laisser ce nectar aux Prussiens.
Surprise, les Prussiens ne dépassèrent jamais Chinon et Saumur et quelques temps après les prix du vin étaient à la hausse.
Le vin qui était bu n'était plus à vendre!

 


Un siècle plus tard:

J'ai eu lors de réunions de famille exceptionnelles, la chance d'apprécier ce Chenin couleur d'ambre et 100 % naturel; une liqueur!
Le premier janvier 1971, ma mère nous annonce à mon frère et à moi, "il reste 3 bouteilles de 70, on va en déboucher une, et vous emporterez chacun une des deux restantes" elles avaient un siècle, conservées précieusement dans un petit caveau tout près du pressoir à "Casse cou" qui avait écrasé les raisins pour faire ce nectar 


Autre site sur Ranton: http://ranton.monsite.orange.fr

 

Une anecdote rigolote.

Une petite vieille de Curçay où je suis né , veuve de guerre, du genre très très économe, que j'ai bien connu, lors des longues soirées du terrible hiver 1938 / 1939, disait à son fils: j'resterions ben à viller mé si j'restons j'allons brûler du bois pi d'la chandelle, pi j'allons user nos sabots....enrière j'irions ben nous coucher mé si j'y allons, j'allons user nos draps pi j'pourrons point ravauder nos chausses.

Face à ce dilemme, si la vieille dame était encore de ce monde, elle chercherait toujours la solution.

jadisranton Serge DUTOUR
11/09/07