Quelle époque !
 
A Ranton autrefois
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Générosité
Quelle époque!

 Saint Léonard  et Saint-Martin

Mémoires
Nostalgie
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L'affaire "Senille"

Le 8 floréal de l'an II

Jugement du tribunal criminel du département de la Vienne qui condamne Jean-Baptiste Senille, 33 ans, ex prêtre ci-devant génovéfain et prieur de Ranton, natif de Chabannais, district de Confolens, département de la Charente, atteint et convaincu de provocation au rétablissement de la royauté en arborant et faisant arborer des signes contre révolutionnaires.

Attendu qu'il est prouvé par plus de trente témoins que le dit Senille a arboré, fait arborer ou souffert qu'on arbora au pignon de sa maison un drapeau blanc parsemé de fleurs de lys auquel était suspendue une petite bouteille de verre; qu'il a porté une cocarde blanche à son chapeau, qu'il a affecté de se revêtir de sa robe de ci-devant génovéfain; qu' il a dressé devant sa porte un feu de joie au sommet duquel il avait fait placer une branche de laurier; qu'il a écrit à la Roche Jacquelin, chef des brigants, pour l'inviter à venir à Ranton, où il promettait un accueil amicale, et qu'il a aidé à faire abattre et transporter l'arbre sacré de la liberté.
Attendu que les actes de patriotisme qu'il a faits, après la défaite des brigants et pour lesquels les officiers municipaux ont eu la faible complaisance de lui accorder des certificats de civisme, prouve que le dit Senille est un homme qui a su s'accommoder aux circonstances et qui ne voyant que lui, a manqué à tous ses serments.
Le tribunal criminel après avoir entendu l'accusateur public dans ses conclusions, déclare que Jean-Baptiste Senille ex prêtre...atteint et convaincu de provocation au rétablissement de la royauté... ordone que le dit Senille sera dans les vingt quatre heures livré à l'exécuteur des jugements criminels et mis à mort conformément à la loi du 19 mars 1793...
Ordone que les biens du dit Senille seront et demeureront acquis à la République conformément à l'article VII de la loi du 19 mars.

Senille s'évada de chez lui par le toit d'un faux grenier une heure avant qu'on vienne lui communiquer son arrêt de mort, il parvint sans encombre en Vendée.


Son jugement se trouve mentionné dans les archives Départementales de la Vienne
Liasse L St 421 F 112 verso à 115 recto
 

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Plantation d'arbres de la Liberté à Ranton:

Plantation d'un arbre de la Liberté aprés la guerre, un ormeau en 1919 au lieu-dit "Les grands cailloux", aujourd'hui disparu, abattu en 1967 parce qu'il était mort.

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Plantation d'un arbre de la Liberté, un ormeau en août 1944 après la libération de Paris au même lieu des "Grands cailloux" cet arbre a été arraché par la tempête en 1972. 

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En 1989, plantation par la municipalité, d'un érable à l'occasion  du  bicentenaire  de la révolution au lieu-dit      "la Fontaine de Ranton".                                                          Une bouteille cachetée contenant la liste du maire et du conseil municipal a été enterrée au pied de cet arbre lors de sa plantation.

 

 

jadisranton Serge DUTOUR
11/09/07