Ca été cette année 1712 que Monsieur Robineau, Conseiller du Roy, Receveur des tailles de Loudun, à qui appartient Veillard, a donné le Saint Ciboire et le soleil qui le monte, tous deux sur un même pied, lesquels j'ai bénis par permission de Monseigneur de Poitiers, le premier dimanche d'octobre.
Poitou Prieur Curé de Ranton.
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Copie du registre paroissial année 1770.
Cette année 1770 au mois de juillet la fourniture de froment se vendait huit cent livres, la baillarge quatre cent et la pipe de vin cent livres; à la veille d'une abondante récolte; dans les années de famine comme 1719, 29, 39, 51, on ne l'avait jamais vu si cher.
Nota de l'abbé Poitou Curé de Ranton.
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Copie du registre paroissial année 1766.
Le dix-neuvième jour d'août mil sept cent soixante six a été donné à l'église de Saint Martin de Ranton par Monsieur l'abbé de Thémaré Seigneur de Ranton, un calice aux conditions qu'il servira pour la chapelle du château sans qu'il puisse être vendu, et en conséquence de la donation par lui qu'on trouvera dans les papiers du prieuré de Ranton, "Faite par monsieur Dupon de Bellegarde, ancien Comte de Lyon" fondé de procuration monsieur l'Abbé Thémaré.
je soussigné ai fait mettre sous la patte du calice, Le don de Thémaré calice de Saint Martin de Ranton et chapelle de Ranton privée.
Prions Dieu pour le bienfaiteur, le jour et an que ci dessus.
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A Ranton: 8 nouveaux-nés trouvés entre le 18 juillet 1823 et le 15 juillet 1835.
Victoire De Rivière, le 18 juillet 1823.
René De La Jaille, le19 février 1824.
Charles Des Pilliers, le 04 février 1825.
André Des Plantis, le 03 avril 1826.
Octave De La Haute Cour, le 06 avril 1826.
Charles De La Maison Neuve, le 02 avril 1827.
Ursule Des Perrières, le 09 octobre 1829.
Marie De Charzai, le 15 juillet 1835.
Copie du registre d'état civil de 1825.
Naissances: acte n°4
Charles Des Pilliers
L'an mil huit cent vingt cinq, le quatrième jour du mois de février, à quatre heure du soir, par-devant nous François Mauzé, maire et officier de l'état civil de la commune de Ranton, canton des Trois-Moutiers, département de la Vienne a comparu Louis Faroux journalier âgé de soixante quatre ans domicilié dite commune de Ranton lequel nous a déclaré que ce jourd'hui sur les six heure du matin il a rencontré à sa porte un enfant nouveau né et abandonné que aussitôt il nous a présenté le dit enfant d'un âge apparent de un jour et avait pour vêtements un oriller garni d'une souille blanche, deux langeroux et trois drapeaux avec une chemise et deux coutils une en.....?.......blanche; et avons reconnu que le dit enfant est du sexe masculin et auquel nous avons donné le nom deCharles Des Pilliers et déclarons que le dit enfant serait remis par le dit Louis Faroux à l'administration de l'hospice civil de la ville de Loudun, de tous quoi nous avons le présent procès verbal que nous avons transcrit sur les registres de l'état civil de notre dite commune de Ranton les jours mois et ans sus dits en présence de Jacques Lhuillier journalier âgé de vingt neuf ans et de François Thibault aussi journalier âgé de trente deux ans domiciliés tous les deux sus dite commune de Ranton et aussi du dit Louis Faroux ainsi que le dit Thibault qui ont tous les deux déclaré ne savoir signer et Lhuillier a signé avec nous.
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Registre d'état civil de 1826
Naissances: acte n°6
André Des Plantis.
L'an mil huit cent vingt six, le troisième jour du mois d'avril a huit heure du matin par devant nous François Mauzé, maire et officier de l'état civil de la commune de Ranton, canton des Trois Moutiers, département de la Vienne a comparu François Criton, maréchal âgé de soixante quinze ans domicilié dite commune de Ranton, lequel nous a déclaré que ce jourd'hui sur les trois heure du matin il a rencontré à sa porte un enfant nouveau né et abandonné que aussitôt il nous a présenté le dit enfant d'un âge apparent de un jour et avait pour vêtements un petit oriller garni d'une souille blanche, trois langeroux, six drapeaux, deux coutises bigarrées de rouge et blanc et trois chemises et avons reconnu que le dit enfant est du sexe masculin et auqel nous avons donné le nom de André Des Plantis et déclarons que le dit enfant serait remis par le dit François Criton a l'administration de l'hospice civil de la ville de Loudun de tous quoi nous avons dressé le présent procès verbal que nous avons transcrit sur les registres de l'état civil de notre dite commune les jours mois et ans sus dits en présence de Urbain Drouet cultivateur âgé de cinquante ans domicilié dite commune de Ranton et Louis Briand garçon marchand âgé de trente deux ans domicilié en commune sus dite de Ranton et aussi du sus dit François Criton qui après leurs avoir donné lecture du présent procès verbal a signé avec nous et les témoins ont déclaré ne le savoir
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Registre d'état civil de 1826
Naissances: acte n° 9
Octave De La Haute Cour.
L'an mil huit cent vingt six, le vingt sixième jour du mois d'avril à dix heure du matin, par devant nous, François Mauzé, maire et officier de l'état civil de la commune de Ranton, canton des Trois Moutiers, département de la Vienne a comparu André Letin journalier âgé de quarante six ans domicilié dite commune de Ranton, lequel nous a déclaré que ce matin sur les sept heure il a rencontré à sa porte un enfant nouveau né et abandonné que aussitôt il nous a présenté, le dit enfant d'un âge apparent de un jour et avait pour tous vêtements quatre chemises, trois brassières, cinq coutils de différentes couleurs, cinq drapeaux,un oriller garni d'une souille bleue et une serviette en coton et avons reconnu que le dit enfant est du sexe masculin et auquel nous avons donné le nom de Octave De La Haute Cour, et déclarons que le dit enfant serait remis par le dit André Letin à l'administration de l'hospice civil de la ville de Loudun de tous quoi nous avons dressé le présent procès verbal que nous avons transcrit sur les registres de l'état civil de notre dite commune les jours mois et ans sus dits en présence de Louis Dixmier tonnelier âgé de vingt sept ans et de Pierre Bassereau sabotier âgé de vingt neuf ans domicilié aussi à sus dite commune de Ranton et aussi du sus dit André Letin qui après leurs avoir donné lecture du présent procès verbal a déclaré ne savoir signer, le dit Louis Dixmier a aussi déclaré ne le savoir et Bassereau a signé avec nous.
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Une histoire peu connue
Les clairettes de Lucinge.
Il éxistait autrefois à Ranton, près de la Dive, au lieu-dit "Lucinge" un château dont il ne reste aujourd'hui aucune traces, il était situé en bordure de la voie romaine reliant Poitiers à Angers, un gué permettait de traverser le marécage existant à cette époque.
Des religieuses de l'ordre de Saint François d'Assise, sous la seconde règle de Sainte Claire connues sous le vocable de "Clairettes" habitaient en1625 le bourg de Curçay quand elles furent appelées au château de "Lucinge" situé sur les bords de la Dive, sur la commune de Ranton, par Angélique de Lucinge, veuve de Jean de Saconnay; cette dame leur donna alors son château et s'engagea à les nourrir tant qu'elle vivrait; ces religieuses accèptèrent cette offre et se rendirent à leur nouveau domicile.
Trois ans plus tard leur protectrice mourut; isolées dans leur château, les vivres leur manquèrent et elle formèrent le dessein de changer de logement; elles demandèrent à l'évêque de Poitiers, la permission de quitter leur retraite; elles rencontrèrent des obstacles qui retardèrent l'exécution de leur projet; ce fut qu'en 1652, que munies de lettres de patentes de Louis XIV elles vinrent s'établir à Thouars avec le consentement du Duc de la Trémoïlle; mais les Ursulines de Thouars s'opposèrent à leur établissement et leur firent un procès qu'elles perdirent.
Les Clairettes, victorieuses, achetèrent un terrain dans la rue Porte au Prévôst en face des Jacobins, sur lequel elles firent construire un immense et luxueux couvent et une chapelle dont la coupole était dans le même style que celle des Invalides, ornée de tableaux représentant les douze apôtres, le tout entouré de magnifiques jardins et de hauts murs qui malgré les aumônes dont elles bénéficiaient, absorba le peu de fonds dont elles disposaient, elles furent plongées dans une extrême misère, très sonvent sur les coups de midi, elles sonnaient les cloches de leur couvent pour avertir les âmes pieuses qu'elles n'avaient rien à manger, c'est alors que de nombreuses personnes charitables arrivaient chargées de victuailles; mais bientôt la charité se fit plus rare et quoi qu'elles fussent réduites au nombre de quatre elles ne pouvaient pas subsister, elles ne firent que languir jusqu'au 22 août 1746, date à laquelle leur couvent fut supprimé par arrêté du conseil, elles se retirèrent à Nantes au monastère Sainte Elisabeht.
Le couvent fut transformé en collège; puis en 1807 les bâtiments furent démolis, la vente des matériaux se fit au profit de la ville de Thouars.